« Je n’ai plus envie de faire l’amour » : Comprendre et retrouver le chemin du désir
« Je n’ai plus envie de faire l’amour. » Cette petite phrase, parfois murmurée, souvent gardée pour soi, peut peser lourd. Elle s’accompagne de questions, de culpabilité envers votre partenaire, et d’un profond sentiment de solitude. Si ces mots résonnent en vous, sachez avant tout que ce que vous ressentez est légitime et que vous n’êtes pas seul·e à traverser cette période de doute. Loin d’être une fatalité ou un problème anormal, une baisse de désir est souvent un signal, une invitation à écouter quelque chose de plus profond en soi.
Absolument. Venir seul(e) est une démarche courageuse et très efficace. La thérapie vous offre un espace confidentiel pour explorer vos propres blocages, vos doutes et votre histoire personnelle avec la sexualité. Ce travail sur soi, souvent au cœur de Individual Psychotherapy Sessions, a souvent des répercussions positives sur la dynamique de couple, car en changeant votre regard et votre rapport à votre désir, vous changez aussi la manière dont vous interagissez avec votre partenaire. C’est un premier pas puissant.
Cet article a été conçu comme un espace bienveillant et sécurisant, entièrement pour vous. Un temps pour comprendre, sans jugement, les raisons multiples qui peuvent expliquer pourquoi votre désir a changé. Ensemble, nous allons explorer en douceur des pistes concrètes pour vous aider à vous reconnecter à votre corps, à vos émotions et, si vous le souhaitez, à retrouver une intimité plus sereine et épanouie avec votre partenaire. Vous n’êtes plus seul·e face à vos interrogations ; le chemin pour retrouver le désir commence ici.
Avant tout : déculpabiliser et normaliser votre ressenti
Si la pensée « je n’ai plus envie de faire l’amour » résonne en vous avec une pointe d’inquiétude ou de culpabilité, la première chose à accueillir est la suivante : vous n’êtes ni seul(e), ni anormal(e). Cette expérience, bien que souvent vécue en silence, est profondément humaine et partagée par d’innombrables personnes. Le sentiment d’être « cassé(e) » ou différent(e) est une réaction fréquente, mais il est essentiel de comprendre qu’il ne définit pas votre valeur.
Le désir sexuel n’est pas un interrupteur figé sur « on » ou « off ». Il est beaucoup plus juste de l’imaginer comme une flamme : elle peut vaciller, faiblir sous le vent du stress, de la fatigue ou des épreuves de la vie, puis trouver les conditions pour se raviver. Cet article se veut un espace sécurisant, un premier pas pour explorer ce que vous ressentez, avec toute la bienveillance nécessaire et sans aucune forme de jugement.
La différence entre baisse de désir et asexualité
Pour avancer avec clarté, il est utile de distinguer deux réalités bien différentes. Une baisse de libido est le plus souvent temporaire et contextuelle, liée à des facteurs psychologiques, relationnels ou physiques. Elle peut engendrer une réelle souffrance, car elle ne correspond pas à ce que la personne souhaite pour elle-même. À l’inverse, l’asexualité est une orientation sexuelle, caractérisée par une absence durable d’attirance sexuelle pour autrui. Ce n’est pas un trouble ou un manque, mais une identité. Lorsque la baisse de désir est persistante et cause une détresse clinique significative, elle peut être identifiée comme un Trouble du désir sexuel hypoactif, ce qui aide à la dédramatiser et à la reconnaître comme un état de santé légitime.
Pourquoi est-ce si difficile d’en parler ?
Le silence qui entoure souvent la baisse de désir est un mur construit par des peurs profondes et des injonctions sociales. Si vous trouvez difficile de mettre des mots sur votre ressenti, c’est probablement pour l’une de ces raisons :
- La pression d’une sexualité « parfaite » : La société nous expose constamment à l’idée d’une sexualité performante et toujours épanouie. Ne pas correspondre à cet idéal peut générer un fort sentiment d’échec.
- La peur de blesser son/sa partenaire : L’une des craintes les plus puissantes est celle de faire souffrir l’autre, de lui donner l’impression de ne plus être désirable ou d’être la cause du problème, risquant ainsi de fragiliser le couple.
- La honte et l’échec personnel : Ne plus ressentir de désir peut être vécu comme une faillite intime, un signe que quelque chose en nous ne « fonctionne » plus, alimentant la honte et le repli sur soi.
Reconnaître ces obstacles est la première étape pour, à votre rythme, commencer à ouvrir un espace de dialogue, d’abord avec vous-même, puis avec l’autre.
Explorer les causes possibles : un dialogue avec soi-même
Se dire « je n’ai plus envie de faire l’amour » peut être déroutant et isolant. Pourtant, cette baisse de désir est rarement le fruit d’une seule cause. Il est plus juste de l’imaginer comme un écosystème délicat où le corps, l’esprit et la relation s’influencent mutuellement. L’objectif ici n’est pas de poser un diagnostic, mais d’ouvrir avec douceur des pistes de réflexion. Cette exploration est un premier pas, un dialogue bienveillant avec vous-même pour comprendre ce qui se joue en vous. De nombreuses causes de la baisse de libido peuvent s’entremêler, et prendre le temps de les identifier est essentiel.
Les causes physiques et hormonales
Notre corps est le premier réceptacle de notre désir. Une baisse de libido peut simplement être le signal qu’il est temps de l’écouter. Plusieurs facteurs physiques peuvent jouer un rôle :
- La fatigue et le stress chronique : Le surmenage et le manque de sommeil épuisent nos ressources et mettent le désir en veille.
- Les changements hormonaux : La période post-partum, la périménopause, la ménopause ou même certaines contraceptions peuvent profondément modifier l’équilibre hormonal.
- Certaines conditions médicales ou traitements : Il est important d’échanger avec votre médecin pour écarter toute cause médicale sous-jacente.
- La consommation d’alcool ou d’autres substances : Bien que parfois perçus comme des désinhibiteurs, ils peuvent à terme affecter négativement le désir.
Les causes psychologiques et émotionnelles
L’envie naît aussi dans l’esprit. Si celui-ci est encombré par les soucis, le désir peine à trouver sa place pour s’épanouir.
- Une charge mentale trop élevée : Quand la tête est pleine de préoccupations, il reste peu d’espace pour la sensualité et le lâcher-prise.
- Une image de soi dégradée : Un rapport complexé à son corps ou le sentiment de ne pas être désirable peut éteindre l’envie de s’exposer au regard de l’autre.
- Des expériences passées : Des blessures émotionnelles ou des traumatismes non résolus peuvent créer des blocages profonds.
- L’anxiété de performance : La peur de ne pas satisfaire son ou sa partenaire peut paralyser le désir avant même qu’il n’émerge.
Les causes relationnelles au sein du couple
La sexualité est souvent le baromètre de la relation. Quand le lien est fragilisé, le désir l’est aussi. Le manque d’envie peut alors être un symptôme de difficultés plus profondes.
- Des conflits non résolus : Une accumulation de frustrations et de non-dits crée une distance émotionnelle qui tue l’intimité.
- Un manque de communication : Ne plus oser parler de ses envies ou de ses besoins installe une incompréhension mutuelle.
- La routine : Lorsque la séduction et la nouveauté disparaissent, la sexualité peut devenir mécanique ou inexistante.
- Le sentiment de ne plus être écouté(e) ou compris(e) : Se sentir seul(e) dans la relation est l’un des plus grands freins au désir partagé.
Le couple face à la baisse de désir : comment en parler sans blesser ?
Aborder le sujet de la baisse de libido est l’une des conversations les plus délicates au sein d’un couple. La peur de blesser, de décevoir ou d’être mal compris·e peut paralyser et installer un silence pesant. Pourtant, cette communication est la première étape indispensable pour trouver une solution partagée. Le silence est souvent plus destructeur que des mots maladroits mais sincères, car il laisse la place aux suppositions et à l’incompréhension. L’objectif n’est pas de trouver un coupable, mais de faire de votre partenaire un·e allié·e pour traverser cette période. Il s’agit de parler de « nous » et de notre intimité, de ce qui nous arrive ensemble.
Choisir le bon moment et le bon cadre
Le contexte de la discussion est aussi important que les mots que vous choisirez. Évitez absolument d’aborder le sujet sur l’oreiller, juste après un refus, ou lors d’une dispute. Privilégiez un moment où vous êtes tous les deux calmes, disponibles et détendus. Un café le week-end, une promenade… un cadre neutre aide à apaiser les tensions. Vous pouvez introduire la conversation en douceur : « J’aimerais qu’on prenne un temps pour parler de nous, de notre intimité, car c’est important pour moi. »
Utiliser la communication non-violente (CNV)
La CNV est un outil merveilleux pour exprimer des ressentis difficiles sans accuser. Elle repose sur quelques principes simples pour maintenir un dialogue bienveillant :
- Parlez en « Je » : Centrez le message sur vos propres émotions. Au lieu de « Tu ne fais plus d’efforts », essayez : « Je me sens seul·e et triste quand nous n’avons plus de moments intimes. » Dire « je n’ai plus envie de faire l’amour en ce moment » est une information sur vous, pas un reproche.
- Exprimez vos émotions sans jugement : Nommez ce que vous ressentez (« Je suis inquiet·ète », « J’ai peur que nous nous éloignions »).
- Écoutez activement : Accueillez la réaction de votre partenaire sans l’interrompre. Ses sentiments sont tout aussi valides que les vôtres.
- Rassurez sur vos sentiments : C’est le point le plus crucial. Précisez que votre baisse de désir n’est pas une baisse d’amour. Votre partenaire a besoin d’entendre que vous l’aimez toujours.
Proposer des solutions ensemble
Une fois le dialogue ouvert, l’étape suivante est de chercher des pistes ensemble, main dans la main. Suggérez de vous reconnecter en dehors de la chambre à coucher : planifiez des sorties, partagez des activités qui vous plaisent à tous les deux. Proposez d’explorer d’autres formes d’intimité qui ne mènent pas forcément à un rapport sexuel, comme les massages, les caresses ou simplement plus de tendresse au quotidien. Si la conversation reste difficile, évoquer la possibilité de consulter un professionnel n’est pas un aveu d’échec, mais une preuve de votre engagement pour votre couple. Une thérapie de couple peut vous offrir un espace sûr pour dialoguer.

Retrouver le chemin du désir : des pistes pour se reconnecter
Se dire « je n’ai plus envie de faire l’amour » est souvent le début d’une prise de conscience, pas une finalité. Raviver le désir est un processus intime, un chemin qui demande de la douceur et de la patience envers soi-même. Avant tout, il s’agit de déconstruire la pression de la performance et de se rappeler que l’objectif premier n’est pas l’acte sexuel, mais de se sentir bien dans son corps et dans sa tête. C’est une invitation à se reconnecter, à son propre rythme.
Se reconnecter à soi et à son corps
La première étape est souvent un retour vers soi. Avant de partager son corps, il est essentiel de l’habiter pleinement. Il ne s’agit pas de performance, mais de présence et de sensorialité.
- Prenez du temps pour vous : Accordez-vous des moments dédiés à des activités qui vous nourrissent vraiment, sans autre but que votre propre plaisir (lire, marcher, écouter de la musique).
- Explorez la sensualité : Redécouvrez vos cinq sens. Un bain chaud, la douceur d’un tissu sur la peau, le parfum d’une huile essentielle sont des portes d’entrée vers le ressenti corporel.
- Pratiquez la pleine conscience : Quelques minutes par jour, concentrez-vous sur votre respiration et les sensations de votre corps pour l’ancrer dans le moment présent et apaiser le mental.
- Redécouvrez votre corps : Explorez-le seul(e), avec curiosité et bienveillance, sans objectif d’orgasme. L’idée est de renouer avec le toucher et les sensations, simplement.
Réinventer l’intimité dans le couple
Si vous êtes en couple, la baisse de désir peut créer une distance. Il est possible de réinventer l’intimité en changeant les règles du jeu, en douceur et avec complicité.
- Mettez la pénétration de côté : Décidez ensemble, pour un temps, que les rapports sexuels avec pénétration ne sont plus l’objectif. Cela lève une pression immense et ouvre le champ des possibles.
- Planifiez des « rendez-vous tendresse » : Prévoyez des moments pour des câlins, des massages, des baisers, sans aucune attente qu’ils mènent à plus.
- Communiquez avec bienveillance : Exprimez vos ressentis, vos envies du moment et vos limites. Dire « ce soir, j’ai juste envie de caresses » est une communication claire et saine.
- Retrouvez le jeu et le rire : La légèreté est un puissant aphrodisiaque. Partagez des moments complices qui n’ont rien à voir avec la sexualité pour renforcer votre lien.
Quand consulter un sexothérapeute ?
Parfois, malgré tous vos efforts, le dialogue est difficile et la souffrance persiste. Consulter un professionnel n’est pas un aveu d’échec, mais un acte courageux pour prendre soin de soi et de sa relation. Un accompagnement extérieur peut être bénéfique si :
- La situation génère une détresse durable pour vous ou votre partenaire.
- La communication est bloquée, et chaque tentative de discussion mène à un conflit ou à un silence.
- Vous souhaitez un espace de parole neutre, bienveillant et sans jugement pour explorer les racines du problème.
Un sexothérapeute vous offre un cadre sécurisant pour déposer vos peurs et co-construire des solutions adaptées. C’est un temps pour vous, pour comprendre pourquoi je n’ai plus envie de faire l’amour et retrouver le chemin vers une sexualité plus libre et apaisée. N’hésitez pas à chercher un accompagnement professionnel si vous en ressentez le besoin.
Le désir, un chemin à (ré)explorer en douceur
Le sentiment de se dire « je n’ai plus envie de faire l’amour » est avant tout un signal, une invitation à vous écouter avec bienveillance. Loin d’être une fatalité, cette absence de désir est souvent une étape normale qui invite à l’introspection. Comme nous l’avons exploré, déculpabiliser votre ressenti, comprendre ses causes profondes et oser en parler sont les premières clés pour renouer avec une sexualité plus sereine et épanouie.
Si ce parcours vous semble difficile à entreprendre seul·e ou en couple, sachez que vous n’avez pas à le faire sans soutien. Je vous propose un espace de parole confidentiel et sans jugement pour explorer ces questions. Un temps pour vous, fondé sur une approche humaine et empathique, que ce soit lors d’un accompagnement individuel ou en couple. C’est une opportunité pour déposer vos doutes et avancer à votre rythme.
Prenez rendez-vous pour un accompagnement bienveillant à Lyon ou en visio.
N’oubliez jamais que retrouver le chemin du désir, c’est avant tout se retrouver soi-même.
Vos questions sur la baisse de désir
Est-ce normal de ne plus avoir envie de faire l’amour pendant une longue période ?
Oui, absolument. Le désir sexuel n’est pas une ligne droite ; il connaît des fluctuations naturelles tout au long de notre vie. Le stress, la fatigue, les changements hormonaux ou des événements de vie importants peuvent l’influencer. Se dire « je n’ai plus envie de faire l’amour » n’est pas un échec, mais plutôt un signal. C’est une invitation à vous écouter avec bienveillance pour comprendre ce qui se joue en vous, sans jugement.
Ma baisse de désir signifie-t-elle que je n’aime plus mon/ma partenaire ?
Pas nécessairement, et c’est une crainte très commune. Il est important de distinguer le désir sexuel des sentiments amoureux. L’amour est un lien profond et complexe, tandis que le désir peut être affecté par de nombreux facteurs personnels (fatigue, stress) ou relationnels (routine, non-dits). Une baisse de libido est souvent le symptôme d’autre chose, et non la fin de l’amour. C’est une occasion d’explorer ensemble ce qui a changé.
Comment réagir si mon/ma partenaire me dit qu’il/elle n’a plus envie ?
L’accueil est la clé. Essayez d’écouter sans jugement et de valider ses ressentis. Évitez la pression ou les reproches, qui risquent de renforcer le blocage. Proposez de créer un espace de parole sécurisant où il/elle peut s’exprimer librement sur ce qu’il/elle vit. L’objectif n’est pas de « résoudre » le problème immédiatement, mais de montrer votre soutien et de préserver l’intimité émotionnelle de votre couple. La patience et la bienveillance sont vos meilleures alliées.
Le désir peut-il vraiment revenir après avoir disparu ?
Oui, tout à fait. Le désir n’est pas une ressource qui s’épuise pour toujours. Il peut être ravivé. Le voir revenir est souvent le fruit d’un cheminement personnel ou à deux, qui permet de comprendre les causes de sa disparition. En travaillant sur la communication, en se reconnectant à son propre corps et à ses sensations, ou en explorant de nouvelles formes d’intimité, il est tout à fait possible de retrouver une sexualité vivante et apaisée.
Une thérapie peut-elle m’aider même si je viens seul(e) ?
Absolument. Venir seul(e) est une démarche courageuse et très efficace. La thérapie vous offre un espace confidentiel pour explorer vos propres blocages, vos doutes et votre histoire personnelle avec la sexualité. Ce travail sur soi a souvent des répercussions positives sur la dynamique de couple, car en changeant votre regard et votre rapport à votre désir, vous changez aussi la manière dont vous interagissez avec votre partenaire. C’est un premier pas puissant.
Quelle est la différence entre un sexologue et un sexothérapeute ?
Bien que les termes soient proches, l’approche peut différer. Un sexologue a souvent une formation médicale (médecin, gynécologue…) et peut aborder les causes physiologiques. Un sexothérapeute, comme moi, se concentre davantage sur les dimensions psychologiques, émotionnelles et relationnelles de la sexualité. L’accompagnement se fait par la parole, dans un espace d’écoute bienveillant, pour explorer l’origine des difficultés et trouver ensemble des chemins vers un mieux-être.
