Baisse de libido chez la femme : Comprendre les causes pour retrouver le désir
Votre désir s’est-il évanoui, laissant place à un sentiment de confusion, de solitude ou même de culpabilité ? Vous vous sentez peut-être déconnectée de votre corps, et la pression, qu’elle vienne de l’extérieur ou de vous-même, devient difficile à porter. Avant toute chose, respirez. Ce que vous vivez est une expérience profondément humaine. La baisse de libido chez la femme est un chemin que beaucoup traversent, et il ne vous définit en rien. Ce n’est pas une fatalité, mais plutôt une invitation à vous écouter avec plus de douceur.
Cet article a été pensé comme un espace bienveillant, un temps pour vous, loin de tout jugement. Notre intention n’est pas de vous donner une solution miracle, mais de vous offrir des clés de compréhension. Ensemble, nous allons explorer en douceur les raisons physiques, émotionnelles et relationnelles qui peuvent influencer votre désir. L’objectif est simple : vous aider à identifier ce qui se joue pour vous, et vous proposer des pistes concrètes pour vous reconnecter, à votre rythme, à vos envies et à une sexualité plus sereine.
Avant tout : Dédramatiser la baisse de désir féminin
Si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous vous interrogez sur votre désir et que vous vous sentez peut-être seule ou démunie face à cette situation. Je souhaite avant tout vous rassurer : vous n’êtes pas seule. La libido n’est pas une ligne droite et constante ; c’est une énergie vivante, qui fluctue au gré des jours, des cycles et des étapes de la vie. La baisse de libido femme est une expérience partagée par un très grand nombre d’entre nous. Loin d’être une fatalité ou une anomalie, cette variation est souvent un message. Un signal que votre corps ou votre esprit vous envoie, vous invitant à l’écoute et à la bienveillance envers vous-même. Cette expérience, si commune, peut parfois devenir une source de souffrance. Lorsqu’elle est persistante et cause une détresse significative, elle peut être identifiée cliniquement sous le nom de Hypoactive sexual desire disorder, mais il est essentiel de comprendre que la plupart des fluctuations sont tout à fait normales.
Qu’est-ce que la libido exactement ?
Souvent réduite à la simple « envie de sexe », la libido est en réalité bien plus vaste. Pensez-y comme une pulsion de vie, une énergie vitale qui nous pousse vers les autres, vers le plaisir et vers la créativité. Elle n’a pas d’interrupteur ‘on/off’. Votre désir est une alchimie complexe, influencée par :
- Votre état émotionnel (stress, fatigue, anxiété)
- Votre santé physique et hormonale
- La qualité de votre relation amoureuse
- Votre environnement et votre histoire personnelle
Le mythe de la femme toujours disponible a fait beaucoup de mal. Il est temps de s’en libérer et de reconnaître la différence entre le désir spontané (qui surgit sans crier gare) et le désir réactif, qui naît en réponse à une stimulation ou une connexion intime. Ce dernier est très fréquent chez les femmes, et tout aussi valide.
Pourquoi est-ce si fréquent chez les femmes ?
Le corps féminin est rythmé par des variations hormonales constantes : cycle menstruel, grossesse, post-partum, périménopause… Chacune de ces étapes a un impact direct et naturel sur le désir. À cela s’ajoute souvent le poids de la charge mentale, le stress du quotidien et les injonctions sociales qui pèsent sur la sexualité féminine. Vivre une baisse de libido femme est donc une réalité biologique et psychologique fréquente. Il est essentiel de normaliser ces phases et d’apprendre à les accueillir sans culpabilité, comme un moment de pause ou de transition, et non comme un échec personnel. S’autoriser à ne pas avoir envie est le premier pas pour se reconnecter en douceur à son corps.
Les causes physiques et hormonales : Quand le corps envoie des signaux
Avant même d’explorer les dimensions psychologiques ou relationnelles, il est essentiel d’écouter ce que votre corps vous dit. Une baisse de libido chez la femme n’est pas une fatalité, mais parfois le symptôme d’un déséquilibre physique ou hormonal. Accueillir ces signaux avec bienveillance est le premier pas pour comprendre et retrouver une sexualité plus épanouie.
Les fluctuations hormonales au fil de la vie
Les hormones sont les grandes cheffes d’orchestre de notre désir. Leur symphonie peut être merveilleuse, mais certains événements de la vie viennent parfois perturber la partition :
- La grossesse et le post-partum : C’est un véritable tsunami hormonal. Entre la chute brutale des hormones après l’accouchement, la fatigue immense et le nouveau rôle de mère, il est tout à fait naturel que le désir soit mis en pause.
- La périménopause et la ménopause : La diminution progressive des œstrogènes peut affecter directement la libido, mais aussi entraîner une sécheresse vaginale rendant les rapports inconfortables et diminuant ainsi l’envie.
- La contraception hormonale : Pour certaines femmes, la pilule, le stérilet hormonal ou l’implant peuvent avoir pour effet secondaire de freiner le désir. C’est un point à aborder sans tabou avec votre médecin ou gynécologue.
Les autres facteurs physiques à considérer
Au-delà des hormones, votre état de santé général a un impact direct sur votre énergie sexuelle. Il est important de ne pas sous-estimer :
- La fatigue chronique et l’épuisement : Quand le corps est à court d’énergie pour les tâches du quotidien, il est logique qu’il n’en ait plus pour le désir. Le manque de sommeil est l’un des premiers freins à la libido.
- Certaines maladies et douleurs chroniques : Des conditions comme les troubles de la thyroïde, le diabète, l’endométriose ou toute douleur persistante peuvent monopoliser vos ressources physiques et mentales.
- L’effet de certains médicaments : Certains traitements, notamment des antidépresseurs (ISRS), des anxiolytiques ou des antihypertenseurs, sont connus pour impacter le désir.
Votre hygiène de vie globale – un sommeil réparateur, une alimentation qui vous nourrit et une activité physique douce – constitue le socle de votre vitalité. Comme le souligne le Service National de Santé britannique (NHS), il existe de nombreuses causes à une baisse de libido, et l’exploration des facteurs physiques est une étape fondamentale. Avant toute chose, il est primordial de consulter un professionnel de santé (médecin généraliste, gynécologue) pour écarter une cause organique. Cet échange vous permettra de poser vos questions dans un cadre sécurisant et d’envisager des solutions adaptées.
Les causes psychologiques et émotionnelles : L’esprit au cœur du désir
Bien plus qu’une simple mécanique corporelle, le désir sexuel féminin est profondément lié à l’état d’esprit. Si le corps est le véhicule, l’esprit en est le pilote. Une baisse de libido chez la femme trouve très souvent sa source dans des facteurs psychologiques et émotionnels qui méritent une écoute attentive et bienveillante.
Le stress, l’anxiété et la charge mentale
Le stress chronique est sans doute le principal « tueur de libido ». Lorsque vous êtes en état d’alerte permanent, votre corps produit du cortisol, l’hormone du stress. Cette hormone prépare le corps à se battre ou à fuir, mais certainement pas à se détendre et à ressentir du plaisir. La fameuse « to-do list » mentale, qui tourne en boucle dans votre tête, empêche le lâcher-prise indispensable à l’intimité. L’esprit est ailleurs, saturé par les obligations, et ne laisse aucune place au désir.
L’image de soi et la confiance en sa séduction
Comment désirer l’autre si l’on ne se sent pas désirable soi-même ? Une image corporelle négative, la peur du jugement ou le sentiment de ne pas être à la hauteur peuvent créer un véritable blocage. La sexualité demande de s’abandonner, de se montrer vulnérable. Si vous êtes préoccupée par l’apparence de votre corps ou par une anxiété de performance, il devient très difficile de s’ouvrir pleinement à une expérience sensuelle et partagée. (Re)trouver la confiance en votre pouvoir de séduction est une étape clé pour réveiller votre désir.
Les blessures et traumatismes passés
Parfois, le désir est mis en sourdine par des expériences passées qui ont laissé des traces. Une éducation stricte, des premières expériences sexuelles décevantes ou, plus gravement, des violences subies peuvent profondément impacter la capacité à vivre une sexualité épanouie. Ces blessures, conscientes ou non, créent des mécanismes de défense. En parler dans un cadre sécurisant et sans jugement est souvent le premier pas pour dénouer ces blocages et se réapproprier son corps et son plaisir.
Si ces mots résonnent en vous, sachez que mettre des mots sur ces ressentis est une étape essentielle. Un espace de parole bienveillant peut vous aider à y voir plus clair.

Le rôle du couple et de la relation : Quand le désir se conjugue à deux
La sexualité n’est pas une performance isolée, mais le reflet d’une connexion plus profonde. Souvent, une baisse de libido chez la femme trouve sa source non pas dans le corps, mais dans le cœur de la relation. Le désir s’épanouit dans un terreau de confiance, de complicité et de sécurité émotionnelle. Lorsque le lien affectif est fragilisé, l’envie s’étiole naturellement. Il est donc essentiel de regarder au-delà de la chambre à coucher pour comprendre ce qui se joue entre vous et votre partenaire.
Se sentir écoutée, comprise et valorisée en tant que personne est le fondement sur lequel se construit le désir. Avant d’être une amante, vous êtes une femme avec des émotions, des préoccupations et des besoins. Quand cette dimension est négligée, le corps peut se fermer.
La communication, pilier du désir partagé
Le silence est souvent le premier obstacle au désir. L’incapacité à exprimer ses envies, ses peurs ou ses limites crée des malentendus et des frustrations. Peut-être que vos attentes ne sont plus les mêmes, ou que vous n’osez pas formuler un besoin de tendresse avant tout contact physique. Recréer de l’intimité émotionnelle en parlant à cœur ouvert est la première étape pour retrouver le chemin de l’intimité physique. C’est en se sentant entendue que l’envie de se rapprocher peut renaître.
La routine et l’ennui dans la sexualité
Avec le temps, la passion fusionnelle des débuts laisse place à une tendresse complice, mais parfois prévisible. La routine, si rassurante soit-elle, peut devenir l’ennemie de l’érotisme. La sexualité devient mécanique, dénuée de surprise et de jeu. Pour raviver la flamme, il est utile de réintroduire de la nouveauté :
- Planifiez des moments à deux, sans les enfants et loin des écrans.
- Surprenez votre partenaire avec un geste, un mot doux ou une attention inattendue.
- Redécouvrez l’importance de la séduction au quotidien et des préliminaires, qui commencent bien avant d’entrer dans la chambre.
Les tensions et les rancœurs accumulées
La colère, le ressentiment ou les déceptions non exprimées sont de puissants poisons pour la libido. Il est presque impossible de désirer une personne contre qui l’on nourrit des griefs. Le corps se met en mode protection et l’envie disparaît. Parfois, la sexualité devient un enjeu de pouvoir ou une monnaie d’échange, ce qui abîme profondément l’intimité. Si les conflits semblent insurmontables, une thérapie de couple peut être une solution précieuse. Cet accompagnement offre un espace de parole sécurisant et bienveillant pour dénouer les blocages et reconstruire un dialogue apaisé.
Comment retrouver le chemin du désir ? Premières pistes à explorer
Retrouver son désir n’est pas une course de vitesse, mais un cheminement intime et personnel. Face à une baisse de libido femme, la première étape est souvent la plus douce : s’autoriser à ralentir et à s’écouter, avec beaucoup de bienveillance. Il ne s’agit pas de « réparer » quelque chose, mais plutôt d’explorer avec curiosité ce qui se passe en vous. De petits pas, centrés sur vos sensations et votre bien-être, peuvent initier de grands changements.
Se reconnecter à soi-même avant tout
Avant même de penser au couple, le chemin du désir commence souvent par un retour à soi. Il est essentiel de vous offrir des moments où la seule attente est votre propre bien-être, loin de toute notion de performance. Voici quelques pistes :
- Prendre du temps pour soi : un bain chaud, une promenade en nature, un moment de lecture… Tout ce qui vous permet de vous sentir apaisée et présente.
- Explorer son corps sans objectif : redécouvrir le plaisir du toucher à travers l’auto-massage ou une masturbation exploratoire, centrée sur les sensations plutôt que sur l’orgasme.
- Identifier ses sources de joie : qu’est-ce qui vous fait vibrer en dehors de la sexualité ? Retrouver ces étincelles de plaisir nourrit le désir de manière globale.
Rouvrir le dialogue dans le couple
La communication est la clé pour traverser cette période sans que les non-dits ne créent un fossé. Choisissez un moment calme, où vous êtes tous les deux disponibles, pour partager vos ressentis. L’idée n’est pas d’accuser, mais d’ouvrir votre cœur. Utilisez des phrases commençant par « Je », comme « Je me sens un peu perdue en ce moment » ou « J’aimerais que nous retrouvions une autre forme de complicité ». Proposez de nouvelles formes d’intimité, comme des massages ou simplement des moments tendres sans attente sexuelle, pour renforcer votre lien.
Quand et pourquoi consulter un sexothérapeute ?
Si cette baisse de libido génère une souffrance, pour vous ou au sein de votre couple, et que vous vous sentez démunie, consulter un professionnel peut être une aide précieuse. La sexothérapie offre un espace d’écoute confidentiel, neutre et absolument sans jugement. C’est un lieu sûr pour déposer vos doutes, explorer les causes profondes de cette situation et être accompagnée pas à pas. L’objectif est de vous aider à trouver vos propres clés pour renouer avec une sexualité plus libre et épanouie. Si vous ressentez le besoin d’être guidée sur ce chemin, n’hésitez pas à prendre contact pour un premier échange.
Votre désir vous appartient : vers une sexualité plus sereine
Comme nous l’avons exploré, la baisse de désir féminin est une expérience complexe, loin d’être une fatalité. Elle puise ses racines dans une interaction subtile entre votre corps, vos émotions et la dynamique de votre relation. Comprendre qu’une baisse de libido femme est souvent un signal, un message à décoder, est le premier pas essentiel pour se réapproprier son plaisir. Rappelez-vous qu’il n’y a ni honte ni culpabilité à ressentir, simplement un chemin intime à redécouvrir.
Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée sur ce parcours, sachez que vous n’êtes pas seule. Je vous propose un accompagnement individuel ou en couple, dans un espace de parole confidentiel et sécurisant. Mon approche se veut avant tout bienveillante et sans jugement, pour vous permettre d’explorer vos questionnements en toute sérénité.
Faire ce premier pas est un acte de soin envers vous-même. Faisons le point ensemble, prenez rendez-vous pour une consultation à Lyon ou en visio. Retrouver une connexion vivante et apaisée avec votre désir est possible.
Vos questions sur la baisse de libido féminine
Est-ce normal de n’avoir absolument aucune libido pendant une longue période ?
Il est tout à fait humain que le désir fluctue au cours de la vie. Une absence prolongée de libido, bien que déstabilisante, n’est pas anormale mais plutôt un signal. Elle peut refléter un état de fatigue, de stress, un changement hormonal ou une période de vie complexe. C’est une invitation à vous écouter avec bienveillance pour comprendre ce que votre corps et votre esprit essaient de vous communiquer, sans jugement ni pression.
Ma baisse de désir signifie-t-elle que je n’aime plus mon/ma partenaire ?
Absolument pas. Il est essentiel de dissocier le désir sexuel des sentiments amoureux. L’amour est un lien profond, tandis que la libido est une énergie complexe, influencée par la fatigue, le stress ou les hormones. Une baisse de désir peut être un symptôme de tensions non exprimées ou d’une routine, mais elle n’invalide en rien la profondeur de vos sentiments. C’est souvent l’occasion d’explorer de nouvelles formes d’intimité et de communication.
Un médicament peut-il être la seule cause de ma perte de libido ?
Oui, certains traitements peuvent avoir un impact direct et significatif sur le désir. C’est un effet secondaire connu de plusieurs médicaments, notamment certains antidépresseurs (ISRS), des contraceptifs hormonaux ou des traitements contre l’hypertension. Si vous suspectez un lien, il est crucial d’en parler à votre médecin. N’arrêtez jamais un traitement de votre propre initiative ; des alternatives ou des ajustements de dosage peuvent souvent être envisagés pour limiter cet effet.
Comment parler de ma baisse de libido à mon/ma partenaire sans le/la blesser ?
Aborder ce sujet demande de la douceur et de l’honnêteté. Choisissez un moment calme, sans pression. Parlez depuis votre ressenti en utilisant le « je » : « Je traverse une période difficile et je ressens une baisse de désir. Cela m’attriste et je voudrais que nous trouvions une solution ensemble ». Rassurez votre partenaire en précisant que vos sentiments pour lui/elle n’ont pas changé. L’objectif est de faire de lui/elle un(e) allié(e), pas de lui attribuer la cause du problème.
La masturbation peut-elle aider à retrouver sa libido ?
Oui, la masturbation est un outil précieux et bienveillant pour se reconnecter à son corps et à son plaisir. En cas de baisse de libido femme, elle permet d’explorer ses sensations sans la pression de la performance ou du désir de l’autre. C’est un moment pour soi, qui aide à réactiver les circuits neurologiques du plaisir et à mieux comprendre ce qui vous excite aujourd’hui. C’est une démarche d’écoute de soi qui peut doucement raviver la flamme du désir.
Combien de temps faut-il pour retrouver son désir avec une thérapie ?
Il n’y a pas de durée standard, car chaque parcours est unique. La thérapie est un espace d’exploration, pas une course. Pour certaines, quelques séances suffisent pour débloquer une situation, tandis que pour d’autres, un accompagnement plus long est nécessaire pour dénouer des problématiques plus profondes. L’important n’est pas la vitesse, mais le cheminement bienveillant vers une sexualité plus apaisée et épanouie, à votre propre rythme.
